La profession de psychothérapeute exige de développer en permanence tant ses connaissances théoriques et pratiques que sa connaissance de soi. Cette nécessité est inscrite dans le principe 2.c du Code d’Ethique.

L’EAP a élaboré les critères auxquels doit répondre le Développement Professionnel Continu (DPC) de tout psychothérapeute titulaire du Certificat Européen de Psychothérapie désireux d’en actualiser la validité.

Le DPC doit comprendre un minimum de 250 heures réparti sur une période de 5 ans, et porter sur différents éléments parmi ceux repris ci-dessous :

le suivi de formation professionnelle ou de cours supplémentaires en psychothérapie ; • le suivi de supervision individuelle ou en groupe concernant sa pratique psychothérapeutique, ou le suivi de séances d’intervision (cet élément devrait représenter 20% pour chaque année) ; • la participation ou la présence à des conférences, colloques, ateliers, séminaires et autres activités d’apprentissage en commun, portant sur la théorie ou la pratique de la psychothérapie (cet élément devrait représenter 30% pour chaque année) ; • des fonctions au sein d’associations professionnelles de psychothérapie comme membre du Conseil ou d’autres comités (cet élément ne peut compter pour plus de 10 heures chaque année) ; • la participation à des formations en psychothérapie en tant que superviseur, chercheur, professeur,… ; • la publication de livres et articles sur la psychothérapie (cet élément ne peut compter pour plus de 10 heures chaque année) ; • la poursuite de thérapies sur sa propre personne ou d’autres travaux de réflexions sur soi (méditation, retraite, conscientisation,…) ; • la participation à des activités de DPC ou de formation professionnelle dans des domaines liés à la psychothérapie, tels la psychiatrie, la psychologie, la sociologie, l’anthropologie, la psychopathologie, le nursing, les pratiques thérapeutiques spécialisées,…

Le minimum requis de 250 heures ne peut pas comporter plus 75 heures d’un même élément.

Il sera tenu compte des cas spécifiques comme celui d’un psychothérapeute ayant dû prendre une année sabbatique, ou celui d’une reprise d’activités après une longue période d’arrêt. En cas de pratique professionnelle à temps partiel, un système de pro-rata peut être envisagé.

Le développement professionnel continu est également une exigence de la législation belge en matière de psychothérapie. Toutefois les mesures d’application n’ont pas encore été discutées au Conseil Fédéral..